200 - 900

Statue d'un dignitaire, culture Vera Cruz, 200-500 AD

Le cacao est l’un des éléments constitutifs de l’agriculture et de la religion maya. Le cacao était considéré comme une offrande précieuse pour les dignitaires décédés lors de leurs funérailles. Des scientifiques ont découvert dans leurs tombes des récipients en terre cuite dotés d’un couvercle et d’une poignée qui étaient remplis d’une poudre brun foncé : les restes de la boisson chocolatée qui était offerte au défunt.

 

Statue d’un dignitaire, culture Vera Cruz, 200-500 après J.-C.

Culture maya

D’autres vases trouvés présentent des sculptures se rapportant aux fèves de cacao, alors que d’autres récipients ont la forme de la cabosse proprement dite.

 

Culture maya

La plantation des graines de cacao et la récolte des cabosses étaient liées à des rituels religieux très importants dans la société maya. Ils offraient des fruits, des plumes et des animaux au dieu de la fertilité (Hobnil), au dieu de la pluie (Chac) et au dieu du cacao (Ek Chuah) pour leur plaire et avoir une bonne récolte en retour.

Grand pot avec une image du dieu de cacao « Ek Chuah », culture maya, Guatemala / Mexique, 300-600 AD Tasse avec image de Chac, le Dieu de la pluie, 500 AD

Grand pot avec une image du dieu de cacao « Ek Chuah », culture maya, Guatemala / Mexique, 300-600 après J.-C.

 

Tasse avec image de Chac, le dieu de la pluie, 500 après J.-C.

Utensiles utilisés pour broyer le grain ou le cacao, culture Vera Cruz, 200 AD

Ustensiles utilisés pour broyer le grain ou le cacao, culture Vera Cruz, 200 après J.-C.

Popl Vuh, l’une des plus anciennes « bibles » mythiques mayas, relate les histoires de création, les sagas et victoires des Mayas et fait souvent référence au cacao. Elle raconte l’histoire des jumeaux divins qui ont libéré le monde de la terreur des démons. Des illustrations de ces légendes et des histoires à propos des jumeaux ont été trouvées : elles montrent les jumeaux offrant des vases de cacao au dieu D.

Livre maya de Chilam Balam faisant référence au cacaotier

Le livre sacré maya de Chilam Balam fait également référence au cacaotier : il symbolise l’arbre sacré qui a été planté au temps de « l’Age des ténèbres » pour indiquer les quatre directions du vent avant l’arrivée de la Lumière.

Le cacao joue un rôle essentiel dans la société maya comme monnaie. Le nom de cacao fait également référence à sa valeur monétaire. Le verbe cacau signifie à l’origine « reporter de ceux qui marchent, travaillent ou cultivent ». Reporter peut être interprété comme : échanger, payer ou même faire. Ceci fait référence au rôle du cacao comme moyen d’échange, comme monnaie.

Dans la culture maya, et ensuite aztèque, il était aussi utilisé dans différents mots composés comme nocacau (mon argent) ou mocacau (ton argent). Les Espagnols ont gardé le mot cacau du fait qu’il était évident qu’il était lié à l’objet échangé : la fève de cacao. C’est pourquoi les Espagnols étaient convaincus que le nom de cacau était lié à la plante d’espèce cacao.